Un réseau de production pour des données de référence

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Les notices d’autorité IdRef : au-delà du catalogue Sudoc


En tant que base de données de références ouvertes et réutilisables, IdRef met à disposition différents types de notices d’autorité :

  • plus de 3 millions de personnes physiques
  • plus de 300 000 collectivités (personnes morales) et congrès
  • plus de 100 000 lieux géographiques
  • plus de 100 000 concepts (noms communs) des référentiels Rameau et F-Mesh
  • plus de 35 000 titres d’œuvres

Dans l’univers de la documentation, les notices d’autorité servent au contrôle de certaines informations communes à plusieurs notices bibliographiques. Elles permettent d’identifier, de décrire, d’agréger,  de rebondir et de désambiguïser la ressource décrite.

La richesse des notices d’autorité s’exprime par ailleurs dans la qualité et la complétude des liens qui l’unissent aux notices bibliographiques, ce qui permet, par exemple, d’établir une bibliographie ou de rebondir vers les ressources.

Chaque notice IdRef dispose d’un identifiant unique et pérenne. Ainsi, au-delà des catalogues traditionnels, IdRef est utilisé comme identifiant de référence, notamment pour les personnes, au sein de différents réservoirs de données (HAL, ScanR…).

Dossier : Autorités, identifiants, entités
L’expansion des référentiels

Un intérêt renforcé pour les données d’autorité


Le volume et la diversité des métadonnées en circulation au sein des systèmes d’information impliquaient de repenser le formalisme et les usages des données d’autorité : ouverture, interopérabilité, mais également souveraineté des données sont en effet devenues des exigences.

La création de l’interface publique IdRef en 2010  répondait initialement à une exigence d’ouverture des données d’autorité Sudoc : correctement indexées par les moteurs de recherche grand public, celles-ci sont devenues visibles et réutilisables grâce à une gamme de  services développés à cet effet.

L’intérêt des communautés scientifiques pour des données de référence

Du fait du signalement, obligatoire, des thèses de doctorat, de leurs auteurs et directeurs de recherche, IdRef propose une excellente couverture pour le signalement des chercheurs contemporains. Sur un principe de crowdsourcing, l’Abes a mis en place un cercle vertueux afin que chaque chercheur puisse signaler au producteur des métadonnées le concernant d’éventuelles améliorations à apporter.

Au-delà de ces usages individuels, les usages d’IdRef se sont développés principalement dans le domaine des Humanités Numériques. Ainsi, dans le cadre d’appels à projets lancés par le GIS Collex-Persée ou de l’Agence nationale de la Recherche, l’Abes travaille directement en relation avec des communautés scientifiques particulières (historiens, archéologues,  spécialistes des langues à écriture arabe, juristes, naturalistes…). Dans cette logique, l’Abes a signé en 2019 une convention de coopération avec le LARHRA (laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes) pour le déploiement de données conformes aux principes FAIR : «trouvables, accessibles, interopérables et réutilisables ».

Transition bibliographique : le projet Fichier national d’entités

Le défi fondamental du programme national Transition Bibliographique est celui de l’exposition et de la visibilité des collections des bibliothèques et de leurs métadonnées sur le web.

Les données d’autorité y jouent une place très importante, comme l’illustre le projet de Fichier national d’entités (FNE) mené conjointement avec la BnF. Suivre l’avancée du projet FNE.

à noter : Qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’évolution du format UNIMARC, de l’application de la réforme du vocabulaire d’indexation Rameau ou du projet FNE mené en coopération avec la BnF, les opérations relevant de la production de données d’autorité participent pleinement du programme Transition Bibliographique.

Science ouverte : IdRef, ORCID & al.

Au sein d’un paysage international et national complexe, dont un état des lieux a été dressé pour le Comité de la Science Ouverte (CoSo) en 2019, IdRef se positionne comme un identifiant pivot pour servir les besoins de l’Enseignement Supérieur et la Recherche au niveau national, notamment en ce qui concerne la description des personnes. A cette fin, l’Abes promeut l’usage d’IdRef, référentiel construit au fil des ans par des milliers de catalogueurs, administré au quotidien par l’Abes, au centre de bon nombre d’initiatives qualité, et sur lequel la souveraineté de l’Abes et ses réseaux est totale.

Cependant, l’Abes n’ignore pas le besoin d’alignements aux identifiants internationaux : ainsi, ses données d’autorité sont exposées dans VIAF (Virtual International Authority File / fichier virtuel d’autorité), ce qui les réconcilie avec les données d’autorité des bibliothèques nationales ou les réseaux de bibliothèques.

Les identifiants IdRef sont également connus d’ISNI (International Standard Name Identifier), norme ISO permettant d’identifier les différents contributeurs aux œuvres de création.

Pour valoriser le corpus spécifique des chercheurs, l’Abes s’intéresse à l’identifiant ORCID (Open Researcher and Contributor ID) depuis plusieurs années. Depuis fin 2019, en relation avec le consortium COUPERIN, l’Abes est co-pilote de la Communauté ORCID-France, consortium des établissements français désireux d’adhérer aux services payants d’ORCID.